Mascara Algérie de ma jeunesse

NECROLOGIE MASCAREENNE

 

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#1 17-02-2013 11:23:04

Pierre
Administrateur

Deuils à répétitions

Aux Ancien-ne-s de Mascara et de son Collège,

Une de nos familles durement éprouvée coup sur coup : Maman Fuentès était la concierge de notre collège-lycée de Mascara. Elle avait 3 filles et 1 garçon : les filles se marieront toutes à Mascara, le fils en France : Josette, mariée au Mascaréen Henri Cartasso, la famille désormais repliée à Perpignan ; Irène, mariée à l’Oranais René Gonzalez, Claudine -Clo-Clo pour les intimes- mariée à Jean-Claude Achard et le benjamin, Gérard, marié à Maryvonne, les 4 émigrés au Québec tôt dans les années 60. Josette aura une fille, Irène et Clo-Clo 4 enfants chacune -2 filles, 2 garçons- et Gérard 2 gars.

Irène et René m’ont accueilli en août 67, lorsque j’ai à mon tour émigré au Québec, et ont constitué depuis lors ma famille d’accueil.

Maman Fuentès, qui avait suivi ses enfants, nous a quittés depuis quelque 2 décennies ; René, lui, est parti en 2010, après une carrière prestigieuse dans l’éducation de la Province ; avec Irène, ils avaient eu leur 1er bébé à Mascara : Pascale –Calou plus tard pour tous ses proches-, une fille qui eut très tôt un certain handicap dont les suites devaient la conduire dans une série d’institutions spécialisées à Montréal et en région, jusqu’à ce 14 février où, aux petites heures du matin et terrassée par une pneumonie, Elle lâcha la rampe pour des cieux, on l’espère, plus cléments et où, nous voulons le croire, l’aura attendu son père René, lui qui se dévoua sans compter, comme sa mère Irène l’a fait jusqu’au dernier moment,  pour alléger son parcours. Elle avait 54 ans. D’un caractère à toute épreuve, elle a continuellement manifesté un appétit de vivre qui n’a cessé d’ étonner tous ceux qui l’ont connue. Mardi prochain,, lors de ses funérailles, sa sœur Nicole lui rendra hommage.

La journée du 15, donc le lendemain, nous étions au chevet de Clo-Clo- que l’on venait de transférer aux soins palliatifs d’un Hosto de Montréal ; la chère Amie souffrait depuis plus d’un an d’un cancer. Cette nuit, vers 3 h, elle a décidé Elle aussi de laisser aller les choses à leur fin. À la tristesse de voir partir cette amie connue, affectueusement estimée depuis mes jeunes années de pension à Mascara, s’ajoute l’incompréhension qu’un être aussi dynamique, aussi tendrement amical et aimant, un modèle de Mère et de Grand-Mère, aussi désireuse de vivre que l’était sa nièce Pascale, ait été si douloureusement frappée avant de nous quitter.

Toute la Grande Famille –nous aurions dit «Smala» en d’autres temps- issue des Fuentès de notre établissement, est consternée. La semaine prochaine, nous serons une dernière fois –physiquement - auprès de ces deux Chéries, dont le départ nous donne, plus qu’une leçon de physique à l’étage de notre Collège, une notion du vide.

Deuils qui s’ajoutent à ceux survenus récemment, de mon Ami du même établissement, Gaby Amat, et de M. Lazaro, l’ancien Maire d’Aïn-Fekan (village à une douzaine de km de Tizi), que j’avais un plaisir rituel particulier à retrouver lors de mes passages à Cagnes-sur-Mer.


Je trouve, les Ami-e-s, que la vie mitraille pas mal par les temps qui courent. 


Claude Sauvage

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